Le co-living, un marché en pleine croissance ces dernières années !

Jul 9, 2019
Un marché en plein essor : le co-living

Après la location, la colocation et le co-working, c’est au tour du co-living d’émerger sur le marché immobilier en France. Qu’est-ce qui sous-tend son expansion ? Vous pensez probablement à ses règles et à sa souplesse qu’on doit au pays de l’Oncle Sam ! Toutefois, ces particularités ne sont que la partie visible de l’Iceberg. Voici ce que vous ne savez peut-être pas sur ce style de logement.

Partager son espace de travail avec son lieu de vie

 

Le principe du co-living est simple : synchroniser lieu de travail et logement. En cela, il calque le co-working, mais avec sa touche spéciale. Avec ce dernier, on fragmente son espace de travail avec des entrepreneurs, mais en colocation 2.0, on s’entoure de personnes partageant les mêmes valeurs.

Qu’il s’agisse d’un appartement, d’un immeuble ou d’un étage, on crée des espaces privés et d’autres ouverts à tous les habitants. En général, les premières comprennent des salles de bains et des chambres. Les secondes, elles autres, se composent de bureaux, de salons, de cuisines et de jardins d’intérieur. Parfois, vous y retrouverez des lieux de loisirs : salle de cinéma, piscine, salle de jeux, etc.

Un compromis entre ambiance au travail et confort du domicile

 

Au sein d’une société, lorsque l’ambiance reste décontractée, sans pression et que les troupes sont motivées, que sa passe-t-il ? En général, les performances s’améliorent. L’entreprise booste son chiffre d’affaires en conciliant emploi et bien-être. Le co-living file le même objectif. Il concilie la douceur du foyer avec la convivialité de l’espace de travail. Le bureau ne constitue plus un lieu utilitaire enclavé et rude, mais souple, désirable et agréable.

Cette perspective intéresse surtout la génération Y, les jeunes actifs dont la maison tient en un sac à dos ou une valise à roulettes, et équipés d’un smartphone et de quelques diplômes en poche. Grâce au système de la colocation 2,0, ils s’épanouissent, exercent sans contrainte horaire et sans prévoir des frais de déplacement entre bureau et logement.

Vivre avec des personnes identiques

 

Pour les entrepreneurs en freelance, après avoir goûté au charme du co-working, l’achat d’une maison ne constitue pas une priorité. Il s’agit plutôt de rechercher un emplacement où trouver des professionnels ayant les mêmes compétences, expériences et aspirations que soi. C’est en cela que la colocation 2.0 se présente comme l’alternative pratique. Elle réunit dans un bien des personnes partageant des centres d’intérêt identiques.

Certains investisseurs proposent un regroupement par thématique. Comme exemple, à Ivry-Sur-Seine, dans le 94e, un complexe de 100 logements a été conçu uniquement pour les employés de la Station F. Voilà qui sert à ressouder les liens et susciter un esprit de cohésion sociale entre les bénéficiaires. Par-dessus tout, grâce aux diverses activités organisées, on surmonte plus aisément le stress quotidien.

Même si l’implantation du co-living en France demeure récente, il se pare d’une pluralité de branches. On distingue le Lifestyle-Oriented orienté vers la colocation 2.0 de haut standing du Cost-Oriented qui procède à une approche entrée de gamme. Il comble le besoin de logement des personnes en difficulté financière. Le Mobility-Oriented, lui, cible les personnes en transition (divorce en cours, expatriés de retour, nouveaux arrivés au pays…), alors que le Work-Oriented regroupe des habitants disposant d’un projet professionnel commun.

Le « tout-inclus »

 

Si vous concluez un bail, qu’obtenez-vous ? Une location, vide ou meublée, et en échange, vous vous acquittez du loyer. Mais le co-liver, lui, avec son paiement mensuel bénéficie de plusieurs avantages, exit le logement. Son loyer comprend sa facture d’électricité, son abonnement à Internet, à Spotify, à Netflix, la note de sa consommation en eau, etc.

De plus, il profite d’une panoplie de services : femme de ménage, livraison à domicile de ses courses, organisation de soirées événementielles… Tout pour divorcer d’avec la routine.

Les contraintes économiques

 

En France, si la colocation 2.0 s’enracine de plus en plus, c’est aussi en raison du déséquilibre entre l’offre et la demande. À Paris, le ratio se fixe à 7 requêtes contre une seule proposition de logement. La tension est telle que dès qu’un bailleur met en ligne une opportunité, il reçoit entre 100 et 200 messages de candidats au cours des deux premières journées suivant sa publication.

La flambée des prix participe également à l’ancrage du co-living au port des tendances. Les locations coûtent cher et, d’après les experts, rien n’arrêtera les chiffres qui galopent. En tout cas, pas pour le moment ! Conséquemment, la possibilité de partager le loyer avec les co-livers, tout en profitant d’un maximum de services, intéresse quantité de personnes. Quels sont les prix ? À Paris, il faut prévoir en moyenne 800 €. Mais dans les autres métropoles, un minimum de 700 € est requis.

Le co-living, encore en construction en France, a de beaux jours devant lui. Pour les promoteurs, il promet une rentabilité 10 fois plus qu’un bail simple, et pour les locataires la découverte d’immenses possibilités de logement.

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